Outil en ligne
Matrice McKinsey
Où mettre l'argent, la R&D et les talents, entre plusieurs domaines d'activité stratégiques ? Deux axes composites — ce que vaut le marché, ce que vous y valez — et neuf cases. Chaque activité se note critère par critère : la position en découle, elle ne se décrète pas. Tout se calcule dans votre navigateur.
Le référentiel de notation Attrait 100 % · Atouts 100 %
Les poids valent pour tout le portefeuille : c'est la même grille qui sert à noter chaque activité, sans quoi les positions ne seraient pas comparables. Si une colonne ne totalise pas 100 %, les notes sont ramenées à sa somme réelle — le classement reste juste, seule l'échelle change.
Attrait du marché — externe
Position concurrentielle — interne
Le portefeuille
—
Modifier le DAS
La note va de 1 à 5. Le mode détaillé applique le référentiel ; le mode rapide pose la position à la main.
Attrait du marché — 3,00
Position concurrentielle — 3,00
Une intention, pas une notation : où vous pensez que cette activité se trouvera au terme de l'horizon que vous vous donnez. La flèche part de la position d'aujourd'hui.
La matrice
L'aire d'une bulle est proportionnelle au chiffre d'affaires. Cliquez pour lire la prescription de sa case.
Les trois zones
Neuf cases, trois consignes d'investissement. La couleur de fond dit la consigne ; le nom écrit dans la case dit la nuance.
Investir pour dominer
Zone verte · investir et croître
Attrait fort et position forte ou moyenne. Ce sont les activités vedettes du portefeuille.
- Prioriser l'allocation des ressources — financières, R&D, talents
- Renforcer ou maintenir la domination
- Capturer la croissance du marché sans attendre
Gérer sélectivement
Zone jaune · maintenir et rentabiliser
Attrait moyen et position moyenne, ou un déséquilibre entre les deux — un marché porteur où l'on est faible, par exemple.
- N'investir que si le retour attendu le justifie
- Optimiser le rendement sans engager de ressources excessives
- Trancher au cas par cas : renforcer pour passer en vert, ou gérer pour le cash
Récolter ou désinvestir
Zone rouge · sortir en bon ordre
Attrait faible et position faible ou moyenne. Souvent des poids morts, qui consomment des ressources sans les rendre.
- Récolter — minimiser l'investissement pour maximiser la trésorerie à court terme
- Désinvestir — planifier une sortie ordonnée par la cession
- Abandonner — fermer, si la cession n'est pas possible
Les neuf cases, une à une
C'est ce qui sépare la matrice McKinsey d'un feu tricolore : deux cases de la même couleur n'appellent pas la même décision.
Reprendre ce diagnostic ailleurs
Le tableur porte le référentiel en ligne 2 et une activité par ligne ensuite. Les colonnes Attrait, Atouts et Case sont des formules : changez une note dans la feuille, la position et la prescription suivent.
Collez en A1 d'une feuille vierge.
CopiéLe référentiel et le portefeuille, pour archivage.
CopiéComment la matrice se construit
- La note d'un axe est une moyenne pondérée
-
Pour chaque critère on fixe un poids et une note de 1 à 5. La valeur
de l'axe vaut
V = Σ (poids × note), ramenée à la somme des poids. C'est la formule de votre méthodologie — la version précédente la décrivait sans l'appliquer, et son propre code l'admettait : les curseurs servaient à « abstraire le calcul ». - Les seuils
- L'échelle va de 1 à 5, soit une amplitude de 4 découpée en trois : faible jusqu'à 2,33, moyen jusqu'à 3,66, fort au-delà. Ce sont les seuils de la source, et ceux de la grille GE/McKinsey classique.
- La taille des bulles
- L'aire est proportionnelle au chiffre d'affaires, donc le rayon suit sa racine carrée. La version précédente faisait suivre le rayon : sur ses propres données d'exemple, une activité six fois plus petite paraissait quinze fois plus petite. En atelier, c'est la lecture du portefeuille entier qui s'en trouvait faussée.
- D'où elle vient
- Développée dans les années 1970 par McKinsey pour General Electric, pour arbitrer entre des activités aux potentiels et aux besoins très différents. Le problème qu'elle traite n'a pas changé : l'entreprise dispose de ressources centrales — argent, R&D, talents — et doit décider où les mettre.
- Ce qu'est un DAS
- Une sous-partie de l'entreprise — une gamme, un service, une zone géographique — qui peut être gérée de façon autonome. Trois signes qu'on tient bien un DAS : il a ses propres clients, il affronte ses propres concurrents, il poursuit ses propres objectifs. Si l'un des trois manque, le découpage est probablement à revoir avant de noter quoi que ce soit.
- Un point de convergence, pas un point de départ
- La matrice ne produit pas l'analyse, elle la synthétise. En amont, le PESTEL et les cinq forces de Porter nourrissent l'axe de l'attrait ; la chaîne de valeur et le VRIO ou le SWOT nourrissent celui de la position. Une matrice construite sans ce travail amont ne fait que mettre en couleur des intuitions.
- Les trois défis, et ce qu'on peut y faire
-
Subjectivité — le choix des critères et leur
pondération peuvent être biaisés. La parade est un groupe de
travail pluridisciplinaire : d'où un référentiel dont les intitulés
et les poids se modifient à l'écran, pour se discuter en séance.
Complexité — collecter les données de chaque critère est exigeant. Il n'y a pas de raccourci : la rigueur est le prix de la pertinence.
Caractère statique — la matrice est une photo à l'instant T. D'où la trajectoire attendue, cochée par activité : la flèche dit où vous pensez qu'elle va. - Pourquoi neuf cases plutôt que quatre
- Le BCG croise deux critères uniques — croissance du marché, part de marché relative — sur quatre cases. La matrice McKinsey croise deux axes composites sur neuf. La différence n'est pas cosmétique : pour le BCG, un marché mature est un poids mort ; en réalité il peut être très rentable et rester attractif. C'est cette nuance-là que les neuf cases rendent.
- Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne juge pas vos notes. Une matrice n'est jamais meilleure que le débat qui l'a produite : elle sert à rendre un désaccord visible, pas à le trancher. Et elle ne dit rien des liens entre activités — une activité peu rentable peut porter la crédibilité de toutes les autres.
- Ce qui est conservé sur votre poste
- Le référentiel et le portefeuille entier, y compris les noms : ici c'est un document de travail qu'on reprend d'une séance à l'autre, pas un devis ponctuel. Rien ne part ailleurs, et « Tout effacer » n'en laisse rien.